Une étude réalisée par Trend Micro durant la crise sanitaire confirme que le télétravail accroît les risques en matière de cybersécurité, en pointant plusieurs pratiques problématiques. Les RSSI ont donc quelques bonnes raisons de se méfier. (Photo D.Nelson / Pixabay)

Selon l’étude mondiale « Head in the Clouds », réalisée par Trend Micro auprès de 13 200 télétravailleurs, un certain nombre de pratiques qui accompagnent le travail depuis le domicile peuvent s’avérer problématiques pour la cybersécurité des organisations. Ainsi, l’usage d’appareils personnels pour accéder aux données de l’entreprise (BYOD) est fréquent dans le contexte du télétravail – plus encore avec la crise sanitaire, qui a contraint certaines organisations à revoir dans l’urgence leurs politiques en la matière. Plus d’un tiers des Français (38%) ont reconnu utiliser leurs appareils personnels pour accéder aux données de l’entreprise, souvent via des services et des applications hébergés dans le cloud. Bien souvent, ces appareils ne disposent pas d’un premier niveau de protection par mot de passe : c’est le cas pour 36% des télétravailleurs dans le monde, et de 41% des répondants français.

Autre faille pointée par l’étude, les appareils connectés au réseau domestique. Plus de deux tiers des télétravailleurs français (65%) possèdent différents appareils connectés à leur réseau domestique (tablettes, consoles, objets connectés…), contre 52% à l’échelle mondiale. Ces appareils présentent fréquemment des vulnérabilités non corrigées, et ils n’utilisent pas toujours des connexions bien sécurisées

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Aurélie Chandeze

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